Last Vegas

J’ai décidé d’aller au ciné pour me changer les idées. J’ai choisi Last Vegas, forcément. Je savais que les critiques l’avaient assassiné, l’avais traité de sous very bad trip. Comment comparer l’incomparable. Le coup de génie de Very Bad Trip n’est pas imitable, là n’est pas la question. Last Vegas n’a absolument rien à voir avec Very Bad trip à part pour le thème : un enterrement de vie de garçon à Vegas entre mecs.  Ce qui est drôle c’est que dans Last Vegas les mecs ont 70 ans et la seule chose que Michael Douglas a en commun  avec  dieu Bradley Cooper c’est son costard. Mis à part ça j’ai ri comme je n’avais pas ri depuis des dizaines de films, j’ai adoré voir des acteurs de renom s’auto parodier pendant deux heures et faire une démonstration de ce qu’il y a de mieux et de plus fun à faire à Vegas. Quand on connait la ville, ce film est un pèlerinage sur tous les sites les plus connus, il y a même le manège du Stratosphère c’est pour dire.  Alors oui c’est sur le film semble être une pub pour Sin city, sponsorisé par l’hôtel Aria. C’est simple tout est Aria du début à la fin.  De la même façon que Very Bad Trip avait propulsé le Caesar Palace.

Moi j’aime bien l’Aria, je suis allée le visiter pour le boulot,  je me souviens d’un fou rire mémorable en visitant une suite où la salle de bain était vitrée du sol au plafond, je me souviens qu’on écoutait plus le manager de l’hôtel car c’était beaucoup plus drôle de se prendre en photo dans cette salle de bain comme on n’en voit que dans les films,  je me souviens du mur d’eau à l’extérieur, je me souviens des jets colorés de la fontaine,  du déjeuner dans la suite. Je me souviens qu’il était beau l’Aria.

Dans Last Vegas, on rit, on sourit, on se laisse émouvoir, car il faut l’avouer même si De Niro a un peu perdu de sa superbe on a tous été en admiration totale devant lui. Peut-être que je ne suis pas objective, avant même que le film commence je souriais déjà car j’attendais les retrouvailles avec ma ville préférée, un peu comme certains attendent les retrouvailles avec la terre du milieu (bientôt mais c’est un autre sujet ^^). J’ai aimé Last Vegas car cette ville me fait rêver. J’y peux rien, elle est tout un symbole pour moi, elle représente une sorte d’Eldorado du n’importe quoi, du kitsh, du mauvais goût parfois,  comme s’il existait un lieu où on sait qu’on peut aller si vraiment on craque ici, un lieu qui a les meilleurs spectacles du monde, les meilleurs restos, les meilleurs hôtels, les meilleurs malls et cette faculté extraordinaire de nous faire lâcher prise dès l’aéroport. Une ville où sosies de stars ratés côtoient pin ups, mannequins et familles dans un lieu hors du temps qui s’appelle le Strip. Alors quand un film est drôle, touchant et porté par des stars, de vraies stars qui s’amusent autant que nous, on se dit que ce n’est déjà pas si mal.

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

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