J’ai testé pour vous « Sortir à Miami »

Lors de mon week end express à Miami je me devais de tester une chose qui me tenait à cœur : la vie nocturne. J’avais prévu ma plus belle robe et des talons supportables, je savais que selon les critères américains ils n’étaient pas à la hauteur mais je connais aussi mon seuil de tolérance. En sortant à Miami j’ai ressenti un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis Los Angeles il y a quelques années. Je me suis sentie pauvre, je n’ai pas $400 à mettre dans une soirée, je me suis sentie vieille (mon dieu mais les gens étaient tout droit sortis d’un clip de Justin Bieber) et bien sur je me suis sentie grosse, ayant quitté la taille 36 depuis un bon bout de temps. A part ça je me suis sentie classe, il faut quand même avouer que le style américain fait de jupes en strass et de robes si courtes qu’à côté les anglais font pâle figure n’est pas toujours du meilleur effet. D’un autre côté j’admire de voir que pour un simple samedi soir elles se donnent à fond comme nous on fait lorsqu’on a un mariage une  fois par an.

J’ai voulu entré au SLS, le nouvel hôtel branché à souhait mais la soirée était privée, j’ai voulu entrer au W mais la soirée était privée, j’ai voulu rentrer au Delano et là c’était soirée lounge dans le jardin, sympa mais au bout de 30mn à déambuler les pieds dans la piscine, je n’ai pas trouvé l’ambiance terrible, alors je suis rentrée au Set, la boite branchée du moment et j’ai été étonnée de voir que si on ne payait pas une table on n’était pas VIP et du coup on était relégués sur les côtés, autour des vip en mode « regardez comme on est beaux et riches ». Puis c’est bizarre les tables du carré vip étant installés en plein milieu, il n’y avait pas de piste de danse, du coup à part les gogos absolument personne dansait , il faut dire qu’avec des talons stilettos de 12cm danser est un sport de compet. Donc à la manière des pantins dans les piscines de Vegas qui ne remuent que le haut du corps, à Miami on ne bouge que les bras, et encore. J’aurais du continuer vers des boites hip hop où parait-il la piste (il y a une piste) s’enflamme mais je dois vous avouer que du haut de mes 7cm j’avais mal aux pieds et je suis rentrée…

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

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