Et Dieu créa Ryan Gosling

Je dois vous avouer que comme les 3/4 des filles de la planète, j’aime beaucoup (beaucoup beaucoup beaucoup) Ryan Gosling. Voilà c’est dit et malgré ses rôles en dents de scie et son petit côté mutisme dans ses derniers films, je n’ai jamais changé d’avis. Après la bluette The Notebook, on a eu tous envie de notre maison dans le vieux sud des US et d’un mec comme lui qui n’avait pas froid aux yeux, après Drive on s’est mis à conduire comme des dingues en écoutant Kavinsky à fond et en se disant qu’un blouson en cuir avec un scorpion eh bien…ça déchire, on a assisté à l’idylle naissante entre Ryan et Eva Mendes dans The Place Beyond The Pines et le pire c’est qu’on ne lui en en a pas voulu car une bombe mérite une autre bombe à son bras et puis on a commencé à entendre parler du film qu’il était en train de réaliser et là on a eu des sacrés doutes car entre jouer un mec qui assure et faire un film, il y a un monde. Et puis Lost River est sorti et les critiques ont commencé à pleuvoir… Mais des bonnes critiques, que ça, des éloges même et la curiosité s’est faite intenable. Aujourd’hui,  je suis allée voir Lost River. Je me suis pris une claque énorme, déjà parcequ’on voit rarement un film de ce genre là, une sorte d’ovni à mi chemin entre la  fable apocalyptique et le drame social. Un film qui fait peur, mais vraiment ( et pourtant je crois qu’en matière de film d’horreur j’en ai vu pas mal), un film dérangeant qui regroupe tout ce qui a fait Ryan Gosling : l’esthétisme de Benoît Debie, le directeur de la photo attitré de Gaspard Noë dont on reconnait la patte immédiatement, les acteurs qui ont cotoyé Ryan de Drive à  The Place Beyond the Pines avec notamment l’excellentissime Ben Mendelsohn qu’on peut voir en ce moment dans la série Bloodline sur Netflix et qui est aussi en lice pour incarner le prochain méchant de Star Wars… Rien que ça. On retrouve aussi les musiques de Johnny Jewel qui a fortement contribué au succès de Drive. Ryan Gosling y a mit tout ce qu’il aimait à partir d’un souvenir d’enfance qu’il n’avait jamais oublié, « La ville où j’ai grandi était sur le tracé de la voie maritime du Saint-Laurent. Des promoteurs ont aménagé un canal permettant à de gros bateaux de naviguer de l’Atlantique jusqu’aux grands lacs, en inondant plusieurs villes et villages sur leur chemin« . Filmé à Détroit dans des quartiers totalement désaffectés de cette ville autrefois espoir de l’industrie, aujourd’hui défigurée, on oserait presque la comparaison avec un Guillermo Del Toro ou un David Lynch et dire que ce n’est que son premier film.

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Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

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