Pourquoi je n’irai plus jamais à Seaworld

Il y a quelques années je suis allée à Seaworld à Orlando, en Floride. Et je dois dire que j’ai adoré. Les grands-huits de dingue bien sur mais surtout l’attraction principale, celle où tout le monde se précipite : le spectacle d’orques dont le héros se nomme Shamu. Il y a même un Shamu Stadium et tout est conçu autour du show, depuis la vidéo limite propagande sur le fait qu’il faut croire en ses rêves, « Believe » jusqu’aux éclaboussures du public savamment orchestrées en passant par les milliers de peluches Shamu dont évidemment j’ai ramené un exemplaire. Bref j’avoue j’ai adoré.

NYC et floride 2007 575

Et puis hier,  j’ai regardé le reportage « Blackfish » de Gabriela Cowperthwaite et j’ai eu envie de vomir, j’ai eu envie de pleurer et j’ai été tellement choquée que j’ai passé ma journée à militer contre le parc. Le documentaire montre les coulisses de ce soit-disant si beau monde marin et tente d’expliquer les attaques mortelles de l’orque traumatisé sur ses dresseurs. En dix minutes à peine de vidéo je pris conscience de la condition des orques dans ces parcs. Je ne sais pas si j’étais naïve, égoïste ou juste indifférente, je pense que dans mon imaginaire l’orque n’était pas doué de conscience et ne comprenait pas, d’autant plus qu’un orque qui fait des numéros de cirque ne peut pas foncièrement être malheureux, si ? J’ai appris dans ce reportage que seulement 1% des orques ont la nageoire dorsale baissée en mer… 100% dans un parc, j’ai appris qu’ils peuvent parcourir plus de 1000km en une semaine dans l’océan… A Seaworld ils sont parqués dans une piscine où on les oblige à rester immobiles pendant des heures. J’ai appris aussi que l’orque était l’un des animaux les plus intelligents sur terre et que le séparer de ses petits équivalait à séparer une mère humaine de son enfant et surtout j’ai appris que Seaworld sous ses airs de défenseurs des animaux marins mentait éhontément à son public, évidemment mais surtout à ses employés embauchés au passage pour leur qualité de danseur à la « Cirque du Soleil » et non pour leur degré en biologie. Ça  montre le sérieux des explications scientifiques du parc. Regardez ce film qui retrace chaque attaque et explique pourquoi on en est arrivé là, des raisons à vous glacer le sang.

Le 20 février 2014, une loi visant à interdire les spectacles d’orques et leur captivité a été proposée aux USA . Croisons les doigts.

« Blackfish » de Gabriela Cowperthwaite , en replay sur Arte TV (l’orque tueuse) pendant 7 jours, en DVD.

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

4 Comments

  • Répondre juillet 1, 2014

    Tiffany

    Replay indisponible aux US 🙁 ton article m’a vraiment donné envie de le voir!

    • Répondre juillet 1, 2014

      Julie

      ah mince, je sais qu’il est sorti en dvd, apparemment le film a fait pas mal de remous là bas. C’est un film captivant mais très choquant, j’ai lu des articles disant que c’était de la propagande inversée visant à détruire Seaworld, je ne sais pas, je sais juste que la seule chose que ce film m’a donnée envie de faire, c’est d’aller voir les orques en Colombie Britannique dans leur milieu naturel.

  • Répondre juillet 1, 2014

    fafa

    Le film est bouleversant, j’ai eu la gorge nouée tout le long. Pourtant je ne suis pas particulièrement passionnée par les animaux aquatiques, mais les conditions de vie de ces animaux, le pognon en masse que se fait l’homme sur le dos de ces animaux, et toute cette mauvaise foi, m’ont vraiment fendu le coeur…

Leave a Reply