La fin de The Killing

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On n’avait pas eu aussi peur d’une forêt depuis Twin Peaks. On n’avait pas autant tremblé à la simple vue du vent ondulant et grondant dans les sapins. Cette semaine s’achève la saison 3 de The Killing, une série glaciale, froide, implacable, totalement addictive. On aurait pu penser que la version américaine serait plus glamour que la version suédoise dont elle s’inspire. On aurait pu penser mais ce n’est pas le cas.

La saison 3 pose le décor : des adolescentes disparaissent dans les rues sombres de Seattle, des jeunes femmes maltraitées par la vie, droguées, prostituées, qui ont fait de la rue leur terrain de travail, leur lieu de vie. Personne ne s’attache à ces femmes, personne ne les cherche, elles n’ont pas de famille. Quoi de plus facile que de les prendre pour cible.

Le tueur les repère, les guette, les traque, les tue et les enterre dans la grande forêt qui borde la ville de Seattle. Seattle, une ville connue pour deux choses : être le berceau de la musique Grunge et la pluie. La Normandie… en mille fois pire.

A Seattle, les deux enquêteurs  Linden et Holden, écorchés vifs et représentant à peu près l’antithèse des sexy fics de NCIS cherchent le ou les assassins dans des réseaux de pédophilie sordides, dans les rues, dans les bas-fonds d’une ville incroyablement froide et pourtant la chaleur qui émane de leurs personnages, leur quête absolue et sincère, leurs collègues attachants, confèrent à cette série une atmosphère remarquable et un suspense hallucinant. Après avoir été annulée aux USA dans un premier temps, on ne peut que remercier les producteurs d’avoir changé d’avis et validé cette saison, bien plus terrible que les deux précédentes.

En attendant qu’Arte diffuse cette 3ème saison en France, celle-ci s’achève sur les écrans américains avec un double épisode.

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