Des zombies et des hommes

la nuit des morts vivants

 

Au commencement il y a la nuit des morts vivants de George A Roméro qui en 1968 présente pour la première fois les morts vivants au monde et à ses fans.  Le film est considéré comme un chef d’œuvre, un film culte. Pourtant à bien y regarder, ils ne font pas vraiment peur les zombies, ils sont lents, terriblement maladroits et ne doivent finalement leur force qu’à leur nombre.

En 2002, le 28 jours plus tard de Danny Boyle présente des zombies beaucoup plus terrifiants, des zombies parfaitement adaptés à notre planète et qui se déplacent vite, très vite. Le film est une réussite mêlant des scènes surréalistes de Londres déserte à des scènes de survie qui prouvent toute la bestialité de l’homme en cas de non-retour .

En 2010, The Walking Dead  de Frank Darabont débarque dans notre salon, série apocalyptique qui part d’un simple constat : le monde n’est plus, les survivants font ce qu’ils peuvent pour survivre. Le zombie devient à la mode. Des filles qui bien souvent n’ont jamais vu un film d’horreur et encore moins entendu parler de Roméro trouvent que les zombies sonts cools, que le shérif est sexy et que les nanas peuvent aussi manier des gros flingues. Pour ma part le shérif me gonfle, je décroche aussi vite que j’avais accroché. Mais il faut reconnaitre que le zombie n’est plus la créature dansante du clip Thriller de Michael, le zombie s’organise et ne laisse que peu de chance aux survivants.

45 ans après La nuit des morts vivants, World War Z de Marc Forster déboule sur nos écrans géants comme LE block buster de l’été.  Et c’est une réussite ! Brad Pitt qu’on n’avait pas vu aussi crédible en père de famille depuis Babel signe un de ses meilleurs rôles et son plus grand succès.  Loin de faire pleurer dans les chaumières par trop d’émotion, le film réussit à conjuguer des scènes d’action hallucinantes comme celle du mur de Jérusalem à des  bonnes explications scientifiques, me rappelant l’un de mes films préférés étant gamine, Alerte. Les scénaristes, pour une fois soucieux de donner dans le réalisme apportent des théories, des solutions et s’appuient sur le modèle animale pour nous peindre des zombies plus vrais que natures et particulièrement flippants. 

Les producteurs se se sont basés sur une théorie scientifique, « l’intelligence distribuée », qui signifie plus précisément l’observation de schémas comportementaux propres à une population animale : « Par exemple, il peut s’agir de la manière dont une bande d’oiseaux, un banc de poissons ou une colonie de fourmis se déplacent collectivement (…) On peut parler d' »intelligence distribuée” dans leur cas. Je me suis dit que cela pourrait être intéressant de voir nos créatures, qui n’ont plus de libre-arbitre suite à leur morsure, se déplacer seulement en bandes. Pourtant, en ce qui les concerne, on peut parler de conscience inconsciente », explique Marc Forster, la productrice Dede Gardner continuant : « Nous avons ainsi fait appel à plusieurs experts qui nous ont donné des infos sur les maladies infectieuses, l’intelligence distribuée et les mécanismes physiologiques de défense. Il s’agissait, par exemple, de mieux comprendre comment les humains ou les animaux se défendent face à un parasite et comment ils survivent. »

Avec une trilogie annoncée pour World War Z, une saison 4 pour Walking Dead et bien d’autres surprises encore, il semble bien que le zombie soit une valeur sure pour ces prochaines années.

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

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