Adieu Walter White

 

Plus de 10 millions de personnes ont suivi le final de Breaking Bad. Le record depuis le final des Sopranos et de Sex and the City. Plus de 10 millions de personnes… Imaginez…

Pourtant au début rien n’était gagné, des bonnes critiques certes et des fans enthousiastes mais personne ne pouvait prévoir qu’autant de gens se laisseraient prendre au jeu et fasciner par ce prof de chimie banal au possible qui  atteint d’un cancer commence à fabriquer de la drogue pour devenir « Heisenberg », le plus gros caïd du sud des Etats-Unis. La force de la série a sans doute été de ne jamais décevoir ses fans, de promettre à chaque saison des finals hallucinants dont on met des jours à se remettre,  de creuser la psychologie des personnages à force d’années de travail d’écriture,  et bien sûr d’arriver à faire naitre chez nous un sentiment permanent de dualité entre haine pour les personnages et soutien absolu. On a tous  detesté Skyler, Walt et Jesse… Ah Jesse. .. Le personnage le plus maltraité de toute la télé.  On les a aussi soutenu de toutes nos forces  car derrière son implacable soif de puissance, Walt garde le visage d’un homme malade, fragile et père.  Un homme dont la seule faiblesse est d’aimer sa famille ou peut-être est-ce sa plus grande force. Un homme dont les répliques ont été élevées au rang de citations qu’on répète par cœur.  Ce n’est pas pour rien que toute l’équipe de tournage y compris les acteurs se sont fait un tatouage lors des derniers moments de  tournage. Si Bryan Cranston a choisi « Albuquerque », la moitié du staff a choisi « No half measures », sans doute la plus grande réplique de toute la série.

On avait donc toutes les appréhensions du monde pour l’épisode final, des milliers de fans se réunissaient sur le web pour faire des pronostics, le réalisateur Vince Gilligan et Aaron Paul donnaient de leur personne, à coup de vidéos et d’interviews pour maintenir le suspense.  La seule chose qu’on savait c’est qu’il fallait que ça se termine mal. « All bad things come to an end » placardaient les affiches depuis 1 an.  La fin a été à la hauteur de toutes nos attentes, peut-être un peu simple, peut-être un peu rapide et sans hésiter frustrante pour tous les spectateurs  que nous sommes qui auraient voulu que ça ne s’arrête jamais mais le pari est réussi surtout si l’on fait le parallèle avec la fin de Dexter ,  absolument catastrophique une semaine plus tôt.

Alors en attendant le spin off sur Saul,  notre avocat préféré on pourra se consoler en se disant ce que tous les fans répètent en cœur en ce moment pour se consoler : « Don’t cry because it’s over, smile because it happened. »

 

 

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

2 Comments

  • Répondre octobre 4, 2013

    monnikk

    je ne suis pas très dan de toutes ces séries américaines mais quand je lis ça je me dis que je dois passer à côté de quelque chose…

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