Abercrombie, c’est fini ?

abercrombie

 

Je me rappelle d’une époque pas si lointaine où partir à New York appelait toujours cette même question « tu veux que je te ramène quoi ? » et cette même réponse « un truc Abercrombie ».

 

Abercrombie and Fitch, c’est ma marque préférée depuis l’un de mes premiers voyages à New York. J’ai aimé la boutique de la 5e, les bars à jeans, les mannequins torses nus à l’entrée qui te font fondre avec leur fameux et lassant « hey, how you doing », j’ai aimé cette manière ingénieuse de mélanger les fringues pour perde le client, la  lumière tamisée avec ce parfum qui sent depuis l’autre côté du mall. C’est la seule boutique au monde où quand je rentre je me sens bien et incontrôlable.  Je crois que si j’aime Abercrombie ce n’est pas pour leurs jeans dans lesquels je ne rentre pas, ou pour tout un tas de choses qui sont trop chères pour moi, c’est pour leur sweats à capuche. J’en ai 4, mon préféré part partout avec moi, c’est ma fringue fétiche sans hésiter, il est de tous mes voyages, de tous mes déplacements. Je l’aime plus que de raison. Je ne sais pas comment on peut aimer d’amour un sweat à Capuche mais quand je le porte il me ramène en moins de deux secondes à Los Angeles où je l’ai acheté au lendemain d’une soirée mémorable en boite.

Abercrombie c’est ma madeleine de Proust à moi, et comme à Paris c’est trop cher je n’y vais pas. Le pèlerinage ne se fait que lors de voyages aux US. Parfois j’ai  tellement peu de temps que j’ achète n’importe quoi. D’acheteuse raisonnable je deviens compulsive. C’est peut-être le parfum qui fait ça. Ce que je sais c’est qu’on est pas mal dans ce cas.

Savez-vous qu’à la base, en 1900, David T. Abercrombie, propriétaire d’une fabrique d’équipements de camping et Ezra H. Fitch, avocat, s’associaient pour ouvrir une boutique de vêtements haut de gamme pour la chasse et la pêche et que Theodore Roosevelt venait y acheter ses vêtements pour des safaris en Afrique. Marrant que cette même marque un siècle plus tard soit devenue symbole d’une génération branchée.

Mais aujourd’hui, après les années fastes, Aber marche mal, dégringole sur les marchés boursiers. L’interview choc du pdg n’a pas aidé. Depuis quand peut-on librement se vanter de faire une marque pour les gens beaux uniquement, sachant que pour lui les gens beaux ne peuvent en aucun cas  dépasser la taille 38. Tout ça n’est pas très malin à l’heure où ce sont les jeunes qui dictent le marché de la mode. « Une génération de clients est passée à autre chose et celle qui arrive ne semble pas considérer Abercrombie comme aussi « cool » que celle qui l’a précédée », a souligné Erik Gordon, professeur à la Ross School of Business (Université du Michigan).

Abercrombie ne renouvelle pas ses collections, Abercrombie est cher (c’est la crise), Abercrombie est snob.  Abercrombie n’habille que les maigres.

 

Et maintenant qu’est-ce qu’on va ramener ?

 

Un jour un américain m’a dit que j’étais définitivement plus américaine que lui. Sur le coup j’ai souri, maintenant que j’y pense je crois qu’il avait raison. Je ne regarde quasiment que des films américains, je m’abreuve de séries américaines, j’ai un t-shirt I love NYC et un mug par état américain, je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été à un bal de promo, je parle moitié anglais moitié français quand je reviens d’un voyage, je comprends le rêve américain même si parfois je le condamne. J’aime les US, j’en ai fait mon métier, je leur dédie ce blog.

3 Comments

  • Répondre septembre 23, 2013

    monnikk

    sans oublier les vernis O.P.I !!!!

  • Répondre septembre 25, 2013

    Isabelle

    Le meilleur pèlerinage shopping aux USA, c’est dans l’Oregon….l’état sans TVA, terre promise des shopping sprees sans se ruiner. 😀

    • Répondre septembre 25, 2013

      Julie

      Bonjour Isabelle ! Je n’ai pas encore pu y aller mais je sais d’avance que j’y ferai des folies !

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